Histoire de lieu : Le Domaine de Maison Rouge

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Classé monument historique en mai 2004, il est le seul domaine d’outre-mer lié à la culture du café. La maison doit son nom à la couleur rouge que l’on retrouve sur ses façades.

 

Pendant un siècle entre 1725 et 1827 la maison est la propriété de la famille Desforges Boucher, directeur du commerce à Bourbon. Maison Rouge est vouée à la culture du café, mais on y pratique aussi celle des céréales. Le domaine s’organise autour d’une grande cour, il se compose de plusieurs bâtiments. À l’origine, on trouvait une armagasse, aire de séchage pour le café. Celle-ci était construite selon des techniques indiennes, constituées d’un mélange de sable, de briques pilées, de chaux vive et de sucre. À noter que la partie arrière de la maison et l’ancienne bâtisse datent des années 1750.

Entre 1823 et 1867, les Nairac puis les Murat se succèdent comme propriétaire. C’est à cette période que la culture du café laisse sa place à celle de la canne. Une sucrerie est ainsi construite dans la décennie 1830, elle cesse son activité en 1896. La maison subit alors des modifications, le corps de logis est agrandi dans un style néoclassique, il est élevé contre l’ancienne façade. La nouvelle façade s’enrichit d’une varangue au rez-de-chaussée, la demeure qui était rustique gagne ainsi en prestige. Par ailleurs un escalier monumental à trois volées est installé, il permet l’accès à la maison depuis la cour de ferme. Au milieu du XIXe siècle des difficultés financières conduisent à l’expropriation de la famille Murat au profit de Dominique Edvin Hoarau. Le planteur originaire de Saint-Louis développe l’exploitation, les terres passent de 300 à 500 hectares. Le nouveau propriétaire apporte également sa patte à l’apparence de la maison. Une salle à manger est réalisée à l’ouest de la demeure, à l’est, c’est un pavillon d’hôtes qui est construit. Avec ses nouveaux travaux, Maison Rouge acquiert sa configuration présente. Aujourd’hui, le Domaine de Maison Rouge n’est plus la propriété d’un particulier, elle appartient désormais à la commune de Saint-Louis. Depuis 2008 des écuries et le Musée des Arts décoratifs de l’Océan Indien (MADOI) ont été développé sur l’ancienne exploitation.

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