La Bel Parol s’envole

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Reporté à cause des gilets jaunes, le festival du Tampon a quand même attiré 5 000 personnes. Rendez-vous en septembre pour la saison des Bas !

L’événement a failli ne pas avoir lieu. Heureusement, grâce à l’huile de coude de l’organisation, le festival tamponnais affiche un bilan fort honorable, bien que certaines des compagnies extérieures à l’île initialement prévues n’aient pas pu être là. Une seconde édition ensoleillée, à l’image de la météo qui a plané sur l’événement… si l’on fait abstraction de la soirée très arrosée du samedi 26, où PXL a joué devant de rares spectateurs waterproof ou courageux !

Du 22 janvier au 2 février, le Festival des arts et de la parole a attiré 5 000 spectateurs qui se sont partagé 60 spectacles d’une grande variété : pièces et concerts, mais aussi crieuses publiques, visites décalées, pique-nique et bals lontan, contes, ateliers… On a particulièrement apprécié le Tour de contes et Monsieur Nimportequi du Camerounais Wakeu Fogaing, et Hippias majeur de la compagnie Balagan système, dont la démarche mêle théâtre et philosophie. Ici, il s’agissait de définir le Beau dans la pure tradition de la dialectique socratique. Un régal.

Aujourd’hui pour demain

Outre le grand public, 3 500 élèves du primaire et secondaire ont goûté aux représentations ou aux ateliers. Comme dans la grande tradition du Komidi, le festival saint-joséphois de la fin avril – dont plus de la moitié des spectateurs sont des marmays.  Miser sur le public de demain, qu’il s’agisse de poésie, de théâtre ou d’autres arts vivants, est la clé de ce qui dure. De ce qui relie les générations et les identités culturelles, « pour que les gens vivent mieux ensemble. En plus de la partie grand public, on fait un travail de fond dans les quartiers, les familles. On est content que les gens se parlent à la fin des spectacles. On fait surtout un festival de rencontres », souligne Stéphanie Lefort, la directrice.

Parmi les gros succès, il y a eu la soirée d’ouverture au théâtre Luc Donat, les Visites insolites permettant de découvrir la face cachée des hauts de manière surprenante, ou encore les scolaires telle la pièce Maloya de la compagnie Karambolaz, également auteure de Magma, présenté à la Cité du volcan, son commanditaire.

Si vous avez loupé le coche, sachez que la prochaine édition aura lieu en septembre. Cette fois ce sont les Bas du Tampon qui seront mis en scènes et en mots, pour quatre ou cinq soirées de spectacles en salle. De plus, le festival se prolonge pendant tout ce semestre, puisque le théâtre du Tampon, coorganisateur de l’événement avec la compagnie Karambolaz, accueillera plusieurs des spectacles ayant dû être différés.

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