La musique réunionnaise aussi se dématérialise (épisode 2)

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À l’heure où le streaming concerne 86% de la population mondiale selon les chiffres 2018 de l’IFPI, les musiciens sont obligés de sauter le pas de la digitalisation.

Sakifo records aide ses musiciens à être à la page. Pour cela il passe par Idol, un distributeur digital qui se charge de dispatcher les titres que le label indépendant télécharge sur leur plateforme. Cela permet une plus grande visibilité aux artistes qui se doivent de nos jours d’être vendus via internet.

Cela ne veut pas dire que les supports physiques ont totalement disparu, mais il est indispensable que la musique soit aussi dématérialisée pour toucher le plus de mélomanes.

Ainsi les artistes réunionnais peuvent se retrouver sur des plateformes de streaming pure comme Spotify ou Deezer, ou sur des applications d’achats tels que Amazon music ou Itunes. Sans compter qu’ils sont également ajoutés à d’autres plateformes de musique plus directes tels que Bandcamp ou Soundcloud.

Une carte de visite : le clip vidéo

Le rappeur Alex Sorres confie ne pas se préoccuper de cet aspect non négligeable de la médiatisation de sa musique, il est chez Sakifo records et profite de cette mécanique bien huilée.

Et s’il déplore que la musique soit surtout écoutée en MP3, ce qui fait perdre en qualité les morceaux, il sait toutefois que c’est incontournable.

À ses yeux, il y a également un autre passage obligé. Celui de se faire une carte de visite par la création d’un clip vidéo sur YouTube. Les programmateurs sont selon lui très friands de vidéos faites en live, afin de voir le potentiel des musiciens sur scène.

Noter qu’avec la dématérialisation de la musique, de plus en plus de collaborations se font à distance avec envoi de son par WeTransfer à l’appui. Alex Sorres y a lui-même eu recours à plusieurs reprises, et notamment avec Kommanda Obss, un musicien du Lesotho.

Et ce n’est qu’un cas parmi d’autres.

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