Humeur : 8 raisons d’inscrire les « Makotes » au Patrimoine Mondial de L’UNESCO

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Notre billet d’humeur du jour est consacré aux makotes, une tranche de la population réunionnaise bien souvent critiquée, parfois même injustement réprimée, mais indéniablement incomprise. Voici 8 raisons qui nous l’espérons feront évoluer les mentalités afin que nos chers pollueurs aient enfin droit aux honneurs et au respect qu’ils méritent.

 

Raison numéro 1 : ils font déjà partie intégrante du patrimoine local.

Au cœur de l’écosphère péi, ces hommes et femmes réunionnaises participent chaque jour à l’animation de la vie locale et au façonnement de notre paysage. Pas une ravine, pas un étang ni un sentier sans que les traces de leur passage ne soient visibles. Au cœur des cirques jusqu’au bord de mer, ils ne lésinent pas sur leurs efforts pour sublimer notre île aux yeux des touristes. Avec leur ti nom gaté d’origine contrôlée « Makotes », ce sont des véritables produits Nou la Fé !

Raison numéro 2 : les Réunionnais ne comprennent rien à l’art contemporain.

Contraints d’agir dans l’ombre pour éviter les réprimandes, les makotes n’emportent pas encore l’adhésion de la population. Comme la plupart des artistes à contre-courant leur talent ne sera certainement reconnu qu’au moment de leur disparition. Dommage quand on sait que les makotes ont tant à offrir.

Raison numéro 3 : ils participent au développement de la faune locale.

En plus d’avoir une certaine fibre artistique, les makotes ont le cœur sur la main. Grâce à leurs dépôts sauvages, ils participent au développement de la faune environnante. Plutôt que de brûlés inutilement, ces déchets retrouvent une seconde vie en servant d’abri à toute une panoplie d’êtres vivants passionnants, rongeurs, moustiques et autres insectes. Lorsque par chance ces dépôts atteignent nos côtes, ce sont les squales qui en profitent. Une aubaine pour notre île en quête de rayonnement à l’international.

Raison numéro 4 : ils sont déjà sous les feux des projecteurs.

En attendant d’être reconnus mondialement, nos makotes se retrouvent régulièrement dans la presse locale. Nos confrères de Clicanoo leur consacrent chaque jour un nouvel article. Grâce au site Bandcochon.re, on peut admirer en temps réel leurs nouvelles œuvres et leurs localisations sur l’île. Une superbe initiative pour mettre en avant ces artistes incompris.

Raison numéro 5: makote is the new sexy.

L’écologie, c’est has-been et nos makotes le savent bien. N’écoutant que leurs propres convictions, ces amoureux de la nature dégagent une assurance que l’on retrouve uniquement chez les révolutionnaires insoumis aux lobbys de la mondialisation. Malgré les risques encourus, les makotes n’hésitent pas à donner de leur personne pour leurs principes, n’en déplaise aux complotistes du réchauffement climatique.

Raison numéro 6 : l’espèce n’est plus protégée.

Comme mentionné précédemment, souvent décriés, les makotes à l’instar d’autres espèces endémiques méritent une protection comme ce fut le cas des années durant. À l’heure où l’ONF vient d’installer des caméras camouflées en pleine nature pour mieux les épier, certaines collectivités menacent d’en faire de même prochainement. Toute comme nos chers papangues, préservons-les de cette traque injustifiée avant qu’il ne soit trop tard.

Raison numéro 7 : ils participent à l’héritage réunionnais.

Carcasses de voitures, meubles, électroménagers, pneus, certaines œuvres de nos makotes sont amenées à vivre plusieurs siècles voire plusieurs millénaires. Un héritage qui permettrait au créole de laisser une trace de son passage à l’instar de plusieurs civilisations avant lui. Qui parlerait aujourd’hui des grottes de Lascaux si on avait décrété qu’il fallait nettoyer après ?

Raison numéro 8 : ils sont les leaders de demain.

À l’image de Donald Trump qui nie les effets du réchauffement climatique, ils ne se soucient guère de ce que le monde pense d’eux. Une qualité que l’on retrouve chez les grands ce monde. L’imprimerie, l’automobile, l’aéronautique, autant d’avancées que l’humanité n’aurait pas connu s’il s’était soucié de l’environnement.

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