La trajectoire d’Elon Musk ne cesse de défier l’entendement. Alors que la course aux plus grandes fortunes mondiales bat son plein, le magnat de la tech vient de franchir un seuil historique, consolidant son statut d’homme le plus riche de la planète avec une avance vertigineuse sur ses concurrents. Cette envolée spectaculaire de son patrimoine coïncide, non sans hasard, avec une activité opérationnelle effrénée de son fleuron industriel, SpaceX, qui poursuit imperturbablement le déploiement de sa constellation satellitaire.
La naissance d’un titan financier
C’est une opération de haut vol qui a propulsé l’ancien bras droit de Donald Trump dans une nouvelle dimension financière. Selon les dernières estimations de Forbes, la fortune personnelle d’Elon Musk s’élève désormais à 852 milliards de dollars, lui permettant de franchir allègrement la barre symbolique des 800 milliards. Ce bond de 84 milliards de dollars est la conséquence directe d’une restructuration majeure de son empire : la fusion de sa société d’intelligence artificielle, xAI, avec le géant aérospatial SpaceX.
Cette manœuvre stratégique a donné naissance à une entité non cotée dont la valorisation donne le vertige : 1 250 milliards de dollars, ce qui en fait la société privée la plus chère au monde. Détenant déjà environ 42 % de SpaceX et près de la moitié des parts de xAI avant l’opération, Elon Musk se retrouve aujourd’hui propriétaire de 43 % de ce nouvel ensemble, une participation estimée à elle seule à 542 milliards de dollars.
Vers le statut inédit de « Billionnaire »
Cette fusion n’est pas un coup d’essai pour l’homme d’affaires, qui avait déjà orchestré en mars dernier le rapprochement de xAI avec son réseau social X, provoquant alors une première flambée de ses actifs au-delà des 700 milliards. Aujourd’hui, le fossé se creuse irrémédiablement avec le reste du classement. Larry Page, cofondateur de Google et dauphin de ce palmarès, affiche un patrimoine de 281 milliards de dollars, un montant colossal mais qui pâle désormais face à l’omnipotence financière de Musk.
Les analystes s’accordent à dire que le patron de Tesla est en passe de devenir le premier « billionnaire » de l’histoire — au sens français du terme, c’est-à-dire détenant une fortune supérieure à mille milliards de dollars. Ce cap, autrefois inimaginable, pourrait être atteint dès 2027, voire 2028.
La routine orbitale se poursuit en Californie
Loin des tableaux Excel et des valorisations boursières, la réalité opérationnelle de SpaceX suit son cours avec une régularité de métronome. L’entreprise prépare actuellement sa douzième mission Starlink de l’année, confirmant sa domination sur le secteur des lancements spatiaux. Le décollage est prévu ce mercredi matin depuis la base de Vandenberg, en Californie.
Pour cette mission, codifiée Starlink 17-34, une fusée Falcon 9 s’élancera du complexe de lancement 4 East à 9h07 heure locale (soit 17h07 UTC). L’objectif est de placer en orbite basse une nouvelle grappe de 24 satellites internet, densifiant encore davantage le réseau de télécommunications de la firme. Dès qu’elle aura quitté le pas de tir, la fusée suivra une trajectoire vers le sud, une procédure désormais classique pour les lancements polaires.
Une maîtrise technique éprouvée
SpaceX mobilise pour ce vol le booster identifié par le numéro de série B1100. Ce premier étage n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’il effectuera ici son troisième vol après avoir servi avec succès lors des missions Starlink 11-30 et NROL-105.
La chorégraphie du retour est tout aussi rodée : près de huit minutes et demie après le décollage, le booster tentera de se poser en douceur sur la barge autonome au nom poétique, Of Course I Still Love You, positionnée dans l’océan Pacifique. En cas de succès, il s’agira du 177e atterrissage sur ce navire spécifique et, plus globalement, de la 569e récupération réussie d’un étage de fusée pour l’entreprise, illustrant parfaitement la synergie entre la puissance financière de Musk et l’excellence technique de ses équipes.