Agen Ragavaloo veut faire de la promotion immobilière autrement à Maurice

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La promotion immobilière bat son plein à l’île Maurice, les étrangers étant de plus en plus nombreux à postuler à la propriété. Mais quel promoteur cibler, quelle garantie exiger de celui-ci pour passer à l’acte d’achat…, ces questions peuvent réfréner les plus enthousiastes. Agen Ragavaloo, un professionnel ancré dans la région ouest, revient sur le cadre règlementaire de l’accession à la propriété, et les avantages à le faire pour un étranger.

Une douceur de vivre palpable, le sens de l’accueil des Mauriciens, et … une fiscalité attrayante expliquent, entre autres, que les candidats à l’expatriation et/ou à l’investissement se présentent chaque année, un peu plus, aux portes mauriciennes. Ce qui booste les projets immobiliers, une tendance loin de mollir. Bien au contraire ! Le promoteur qui officie à 90% dans l’Ouest, entre Tamarin et Rivière Noire, revient sur les bases d’une profession qui a pu souffrir d’un certain discrédit.

La GFA, garante de la bonne livraison d’un bien immobilier

Une règle prévaut pour acheter en toute sécurité : celle de l’obtention de la GFA (Garantie Financière d’Achèvement), c’est à dire la garantie bancaire assurant de rentrer en possession d’une habitation finie, et ce, même dans l’hypothèse extrême de la faillite ou du décès du promoteur. « L’achat d’un bien ne s’improvise pas, à Maurice comme partout ailleurs, s’exclame Agen, la procédure devant respecter plusieurs étapes ». La première consiste à réserver son bien en signant un Contrat de réservation Préliminaire (CRP) chez le notaire, qui s’accompagne de la mise de 10% de la somme sur un compte séquestre. Ensuite, une fois que le financement du projet global atteint les 60%, le promoteur fait pour son client les démarches auprès de la banque et de l’Economic Development Board (anciennement BOI) pour obtenir de la première, la GFA et du second, la validation de la vente. « En cas de refus de l’une et/ou de l’autre partie, les 10% versés sont  restitués », explique le promoteur. La troisième étape porte sur le paiement de 20% supplémentaires, seulement après que le client ait obtenu son acte de vente. Ce n’est qu’à la signature de l’acte définitif, sécurisé par la GFA, que l’acheteur devient propriétaire de son bien, le paiement restant se faisant au fur et à mesure de l’avancement des travaux. « Il faut, admet avec regret le promoteur, compter huit mois entre le début de la construction et la remise des clés, alors que ce délai pourrait être ramené à cinq mois, la partie administrative étant plus longue à boucler que la construction en elle-même. Mais aux autorités d’en prendre acte et de faire le nécessaire pour que cela bouge plus vite»

Acheter sur plan équivaut à acheter 30% moins cher

Entre désir de posséder un bien et réticences à acheter sur plan, Agen Ragavaloo oppose les arguments suivants : « acheter en GFA sécurise son investissement car les banques se réservent le droit de l’accorder en prenant en compte le sérieux, tant professionnel que la solidité financière du promoteur en faisant la demande ». Outre ce point, acheter sur plan revient moins cher qu’acheter construit. « Si un promoteur fait un bénéfice de 17 à 25% sur un projet, l’acheteur en fera, lui, un de 30%, après la construction…, s’il souhaite revendre» Mais devenir propriétaire peut aussi être intéressant dans la seule optique d’en retirer des revenus locatifs, « une réalité encore plus forte dans l’Ouest où la demande est supérieure à l’offre, relate Agen Ragaveloo. Pour exemple, un bien acheté à 400 000 euros, peut générer un revenu de l’ordre de 6% (2 000 euros mensuels) sur une location à long terme et jusqu’à 12% en location saisonnière» Sachant que Maurice est exempte d’impôts locaux et de taxes foncières.

Constructeur avant la promotion immobilière

Agen Ragavaloo est par ailleurs porteur d’un argument non négligeable pour connaître tous les dessous de la construction. Il a en effet commencé comme manoeuvre dans la maçonnerie à 17 ans pour payer ses sept certifications dans la construction, et crée sa première entreprise, Quality Builders à 22 ans. Il signe aussitôt pratiquement toutes les demeures individuelles de luxe de la Plantation Marguery, un beau site résidentiel prisé de Rivière Noire, avec vue sur la baie. Dans la promotion immobilière depuis 5 ans, il a délivré en tout 58 unités avec GFA, qu’elles soient villas ou appartements. Car Agen Ragavaloo ne fait pas dans le gigantisme, favorisant des programmes de luxe au cachet intimiste. Porteur de sept projets aujourd’hui, répondant aux noms de Point de Mire, Bois de bille ou le RES Osiris, un fabuleux ensemble de 8 villas avec piscine suspendue et vue sur le Morne et la baie de Rivière Noire, il est régulièrement sollicité par des investisseurs étrangers car sa réputation a fait son chemin. « Des Français et des Monesgasques ont en effet déjà investi avec moi, mais je les choisis désormais sur le critère de leur présence ici, car ils sont alors susceptibles de s’impliquer au quotidien dans un projet commun ». Investisseurs demandeurs, nombre grandissant d’acheteurs, le tableau friserait-il la perfection…? Si la région pouvait se doter de plus de points de chute ouverts sur la mer pour sortir, boire un verre, manger, éléments qui font défaut dans l’Ouest et réclamés par ceux qui s’y installent, « alors, il le sera », sourit pour conclure Agen Ragavaloo.

© Crédits photo : Annie Lebot

 

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