Etat d’Urgences à l’hôpital

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Les Urgences en France deviennent un vrai problème. Mais restons sur le personnel qui subit, seul, des contraintes et des demandes de résultats financiers fixés et imposés par des administratifs. On en a marre de prendre de plein fouet des critiques (justifiées) des patients mais que notre administration hospitalière commence à noter sous la dénomination de CLIENTS.

Des Urgences à bout de souffle

Entendez ce témoignage d’une infirmière urgentiste dans un hôpital en région parisienne, recueilli par un ancien d’ici :

“Je voulais juste écrire un petit mot à ceux qui croient que le boulot que je fais n’est pas fatiguant.
Viens avec moi et on en reparle à la fin de la journée, mais je tiens à te prévenir : nous n’avons pas des machines, des objets entre nos mains… mais des humains, des hommes et des femmes de tous âges et de tous horizons.

Alors viens, mais saches que tes mains devront être capables de toucher d’autres mains, des corps, des liquides biologiques (urine, selles, sang…) que l’homme produit.
Tes bras devront être capables de soulever, manipuler, des corps douloureux, inertes ou bien sans vie. Tes jambes devront accompagner tes bras, arpenter les couloirs et courir quand il y a une urgence.
Et enfin ton cœur et ta tête, eux, devront être capables de trouver les mots, de soulager et de contenir tes émotions car tu es avant tout un humain.
Tu n’auras pas le droit à l’erreur car ce sont des vies qui sont en jeu.

Pas le droit à l’erreur

Je ne suis pas fonctionnaire, je suis infirmière, et j’aime mon métier malgré tout ce qu’il implique.
Je ne ferai pas autre chose, il me permet de voir la vie différemment.
Ton boulot est peut-être dur, mais le mien n’est pas de tout repos non plus….
Ah, j’allais oublier, j’ai le droit à autant de jours, mais pour nous l’année n’a ni dimanche ni fériés et on peut être réquisitionnés à tout moment…

Si toi aussi tu fais ce métier, que tu sois ASH, aide soignant(e) ou infirmier(e), auxiliaire de puériculture, ou éducatrice et que tu es d’accord avec moi, alors clique sur j’aime ou copie ça sur ton mur …
On est juste au bout du rouleau. Par restriction, il n’y a même plus de papier toilette dans les chiottes dévolues aux patients…”

Henri Morellon est journaliste reclassé.
Il travaille dans un service d’urgences à Paris.

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