FaceApp : Arnaques, cession de données, les pièges de l’application du moment

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Impossible de passer à côté de ces photos sur les réseaux sociaux mettant en avant une version plus âgée de vos proches. Devenues virales en quelques jours, anonymes et personnalités se prêtent au jeu sans concession tant le résultat est bluffant. Pourtant, l’application développée en Russie est assujettie à de nombreuses controverses, à tel point que la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) vient d’émettre une série d’alertes.

 

« Quand c’est gratuit, c’est que vous êtes le produit »

Téléchargée plus de 350 000 fois en France, Faceapp est définitivement l’application du moment et la Réunion n’échappe pas au phénomène. Il faut dire que le réalisme suggéré par cette application gratuite est bluffant. Pourtant, en regardant de plus près dans les conditions d’utilisation de nombreuses clauses prêtent à confusions puisqu’elles autorisent la société mère Wireless Lab OOO à modifier, réutiliser et exploiter votre photo sans confirmation de votre consentement par exemple à des fins publicitaires. Située à Saint-Pétersbourg, l’application n’est pas soumise aux normes RGPD qui protègent vos données dans l’Union Européenne.

Devant le succès fulgurant de l’application, la CNIL interpelle les utilisateurs : «L’attractivité ou le caractère ludique du service proposé ne doit pas occulter les éventuelles contreparties concernant l’utilisation de vos données personnelles ». Le gendarme du web rappelle ainsi que les entreprises doivent absolument préciser aux utilisateurs si leurs photos seront ou non stockées dans l’Union Européenne, la durée de stockage, l’utilisation commerciale possible de ces fichiers et si l’utilisateur peut faire appliquer ses droits RGPD. Des précisions qui ne figurent actuellement pas dans les conditions d’utilisation de l’application qui a tout de même tenu à déclarer suite à la controverse que « la plupart des images stockées sur nos serveurs sont supprimées dans les quarante-huit heures suivant leur envoi. »

Attention aux arnaques qui se multiplient

Comme il est de coutume sur internet, la popularité de Faceapp a inspiré de nombreux cyber-arnaqueurs qui ont imaginé des extensions payantes de l’application. La plus téléchargée serait une version « pro » de FaceApp mais qui cache en réalité un faux site web qui vous incitera à visionner des publicités, répondre à des enquêtes ou encore télécharger d’autres produits. Une arnaque qui s’est malheureusement répandue à toute vitesse avec plus de 90 000 clics sur les liens générés la semaine passée.

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