Plus jamais manipulé !

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Le public mauricien accueille en ce moment Christel Petitcollin, conseil et formatrice en communication et développement personnel, conférencière et écrivain de renom au CV aussi long que la Grande Muraille! “Je pense trop”, son best-seller parmi les dix-neuf livres qu’elle a écrits a été le sujet du lancement des conférences et ateliers programmés dans l’île.  

Donnez-nous une définition du surefficient mental, sujet majeur de vos recherches et de vos ouvrages.

Une personne ultrasensible qui pense trop! Elle se dintingue déjà par une hyperesthésie, le surdéveloppement des cinq sens et de ce fait, va être davantage gênée par le bruit par exemple, un mauvais éclairage et aura un sens du détail hors norme. Le surefficient traite l’information qu’il reçoit d’abord avec le coeur, avant de la faire remonter au cerveau. L’hypersensibilité, l’hyperémotivité, l’hyperaffectivité et l’hyperempathie qui le caractérisent résultent de la constitution neurologique de son cerveau.

Qu’a t-il de particulier ce cerveau?
Il est en surchauffe permanente! Alors que celui des normo-pensants, les personnes “normales” est séquentiel, c’est à dire qu’il va traiter une idée après l’autre, le surefficient présente un cerveau en arborescence: une idée en amène dix autres, puis vingt et ainsi de suite, à l’infini.

Doit-on conclure que les surefficients sont plus intelligents?

Je n’aime pas user de ce mot, car qu’est-ce que l’intelligence? Il met d’ailleurs mal à l’aise les surefficients qui ne se perçoivent pas plus intelligents que les autres. Pourtant, ils ont une véritable centrale nucléaire dans la tête!

Pourquoi présenter cet atout comme source de souffrance dans vos livres dans ce cas? Depuis quand penser est chose néfaste?

Ne pas être en mesure de canaliser ses pensées est un handicap et peut se révéler épuisant. De plus, penser dans un monde tenu par les normo-pensants, équivaut souvent pour un surefficient, à un problème d’intégration sociale.

Existe t-il une recette miracle pour faire de ce cerveau un ami?

Lui donner du bon grain à moudre sans discontinuer! Il adore les problèmes complexes à résoudre, qui plus est dans un contexte multitâches. Le faire tourner à plein régime amène à l’orgasme psychique comme le racontent les surefficients.

Le monde se partage donc entre surefficients et normo-pensants…?

Je dirais entre 12 à 15% de surefficients, une grande majorité de normo-pensants, sans oublier les 2 à 4% de manipulateurs.

La cohabitation entre les différentes composantes est-elle facile?

Comme je l’ai dit, les surefficients doivent s’intégrer dans un monde de normo-pensants. Mais dans la sphère privée, tout est question de choses dites et sues. Un surefficient sachant  que son normo-pensant traite les idées tranquillement l’une après l’autre, ou ce dernier ayant intégré que son surefficient est souvent submergé par les émotions constituent un pas de géant vers la rencontre de l’autre. La menace pour le surefficient vient d’ailleurs.

Comment se prénomme t-elle?

Manipulateur, un vrai danger pour le cerveau surefficient. J’en suis arrivée à la conclusion surprenante que plus on est intelligent, plus on est manipulable. Le paradoxe est qu’une personne intelligente cherche à comprendre, essaie d’intégrer le point de vue de l’autre et fera tout pour trouver un terrain d’entente. A l’opposé du manipulateur qui ment, nie la réalité, crée les conflits et le désarroi de l’autre dont il se nourrit, jusqu’à le pousser à la folie, voire le suicide.

Quel est votre conseil pour bien traiter ce cerveau, pour peu que nos lecteurs se reconnaissent comme surefficients?

Le nourrir de toute sorte d’apprentissages, d’art dont il est friand, s’immerger souvent dans la nature, faire du sport et s’entourer de bienveillance. Enfin et surtout se réapproprier et revendiquer qui on est: oui je pense beaucoup, oui je suis sensible et émotif et je suis fier de l’être!

 

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