R(h)umeurs: Nulle part maintenant

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Donc, Philippe Gildas est mort.

C’est moche.

Mais dans l’ordre des choses.

Il avait plus de 80 ans.

Ce n’est pas une disparition brutale.

C’est une nouvelle juste sacrément boulante.

Pour les journalistes d’ici ou d’ailleurs.

Et tous ses adorateurs. Ils étaient légion.

Gildas, âme première de Canal+, était un double modèle.

Modèle de rigueur journalistique.

Modèle de recul.

Il informait. Il rigolait. Avec justesse et élégance.

NPA fut son émission phare.

Avec le toujours légendaire tandem De Caunes-Garcia.

Il cautionnait ces impostures-potache sans retenue.

Avec ardeur et en espérant ouvertement plus de divagations encore.

Toujours prêt à voir son duo aller chaque jour plus loin.

Transgresser le bon ordre moral de la France aux ordres.

Des invités sur le plateau restaient interdits.

Interloqués.

Scotchés par tant d’irrévérence.

Le PAF n’a jamais connu tel outrage à ses codes militaires.

A part Coluche et Les Nuls. Autres Ovni cautionnés par le boss.

Et Yves Mourousi.

Désolé les jeunes apeurés du 21ème siècle.

Vous n’avez pas connu.

Vous n’y pouvez rien.

Les années 80-90 sont loin derrière.

L’après-Gildas fut un échec industriel pour Canal.

C’est comme ça qu’on parle chez les pardessus de la télé.

Dans leurs bureaux capitonnés.

Avec deux-trois conseillers zélés.

Sans scrupule amuseur.

Dans le monde mou d’aujourd’hui, NPA n’existerait pas.

Bolloré est passé par là.

Mais ce n’est pas le seul.

D’autres s’agitent dans l’ombre des pouvoirs.

Ce sont les fondements de bénitiers cathodiques.

Ils n’aiment ni la désinvolture, ni le désordre.

Ils n’aiment qu’eux.

Gildas ne tolérait ni la censure, ni les censeurs.

Juste le bordel organisé.

Vive lui.

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