Portée par sa jeunesse, la France s’impose face à la Grèce avant l’EuroBasket

L’Équipe de France de basket a conclu sa préparation pour l’EuroBasket par un sans-faute, en s’imposant avec autorité 92-77 face à la Grèce de Giannis Antetokounmpo, ce lundi à Athènes. Pour cette dernière répétition, c’est Théo Maledon qui s’est illustré côté français en terminant meilleur marqueur avec 16 points. Pour les Grecs, Giannis Antetokounmpo a, sans surprise, mené l’attaque avec 20 points, sans toutefois parvenir à faire la différence.

Un match disputé, une France à deux visages

La rencontre avait pourtant mal débuté pour les Bleus. Malgré un départ sur les chapeaux de roue de Guerschon Yabusele, auteur de trois tirs à trois points consécutifs dans les premières minutes, les Grecs ont rapidement pris les commandes. Tandis que Giannis Antetokounmpo était bien contenu par la défense française, se contentant de quelques passages sur la ligne des lancers francs, le meneur vétéran Kostas Sloukas prenait le relais pour permettre à son équipe de virer en tête à la fin du premier quart-temps (20-17). L’écart a même atteint neuf points au début du deuxième acte, mais les jeunes talents français, à l’image de Zaccharie Risacher et Bilal Coulibaly, ont permis à leur équipe de rester au contact, limitant la casse à la mi-temps (49-43).

Un troisième quart-temps de haut vol

Le retour des vestiaires a été un véritable tournant. Les Bleus ont infligé un 7-0 d’entrée pour reprendre l’avantage. Malgré un dunk spectaculaire de Giannis Antetokounmpo en contre-attaque qui a enflammé le public et ramené les deux équipes à égalité (56-56), les hommes de Frederic Fauthoux n’ont pas paniqué. Au contraire, ils ont répondu par un cinglant 15-5 pour conclure le quart-temps, grâce notamment à un Alex Sarr très actif près du cercle et un tir primé de Risacher dans la dernière minute. La France menait alors de dix points (71-61) et ne allait plus jamais regarder en arrière. Le dernier quart-temps a vu les Français gérer leur avance, un tir insensé d’Isaia Cordinier à plusieurs mètres de la ligne venant définitivement sceller le sort de la rencontre.

Zaccharie Risacher, le symbole d’une nouvelle ère

Cette victoire est avant tout celle d’une nouvelle génération qui prend le pouvoir. Et Zaccharie Risacher en est le parfait symbole. Destiné à devenir l’un des futurs visages du basket français, le jeune homme de 20 ans, drafté en première position en NBA, assume pleinement son nouveau statut. Cet héritage, il le porte avec fierté, dans les pas de son père.

« Mon père a joué pour l’équipe nationale pendant près de 15 ans. J’ai tellement entendu parler de ses matchs, de sa manière d’être, de son approche du jeu. Cela m’a rendu fier tout au long de mon enfance », a-t-il confié à la FIBA. « Cette fois, c’est à mon tour de le rendre fier, lui et ma famille. C’est spécial pour moi aussi. »

La fierté du maillot et le poids des responsabilités

Le jeune ailier des Atlanta Hawks aborde sa toute première participation à l’EuroBasket avec la maturité d’un vétéran et un attachement viscéral au maillot tricolore. « La première fois que j’ai entendu notre hymne avant un match, c’était spécial. Cela apporte quelque chose de différent, et depuis ce jour, je ressens quelque chose d’unique en portant le maillot de l’équipe de France », explique-t-il.

Un honneur qu’il considère comme un rêve devenu réalité. « Pouvoir représenter mon pays est l’une des plus belles choses dans ma vie. C’est un rêve d’enfant qui se réalise pour un gamin comme moi […] de pouvoir porter ce maillot avec mon nom dans le dos ; un nom que mon père a lui aussi porté pour l’équipe nationale. C’est vraiment spécial. »

Une génération prête à relever le défi

Bien sûr, cette nouvelle vague ne se résume pas à Zaccharie Risacher. Aux côtés d’Alexandre Sarr, Matthew Strazel, Bilal Coulibaly ou encore Théo Maledon, il fait partie d’un groupe jeune et talentueux qui devra prendre le relais en l’absence de cadres majeurs comme Victor Wembanyama, Rudy Gobert, ou Evan Fournier. Un défi de taille, mais qui ne semble pas effrayer le groupe.

« Évidemment, nous devons nous adapter. Le jeu ne serait pas le même s’ils étaient là », admet Risacher. « Mais en même temps, cela fait plus de trois semaines que nous travaillons ensemble, que nous construisons une alchimie, des habitudes et quelque chose de spécial. Je pense que nous avons les bons joueurs pour être compétitifs au plus haut niveau. Pour les années à venir, nous serons l’une des équipes les plus difficiles à affronter. Je suis très enthousiaste et extrêmement fier de faire partie de cette nouvelle génération. »