[TRIBU] Tribune libre de la Sica Revia

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La filière bovin viande subit une grave crise de confiance des consommateurs réunionnais, conséquence de la campagne de déstabilisation menée par un petit groupe d’éleveurs laitiers et leur association. Elle assiste à une mise en accusation récurrente de l’organisation des filières d’élevage, une remise en cause des contrôles sanitaires tout au long de la filière et donc de la sécurité alimentaire des consommateurs. Cette campagne largement reprise dans les médias est particulièrement mal vécue par le monde de l’élevage.

Impacts sur les ventes de viande bovine et le modèle économique de la filière

Cette campagne « de la peur », d’abord conçue pour jeter le trouble sur la filière laitière, fait de la filière bovin viande la première victime de ces dommages collatéraux. Les ventes de viande restent à ce jour durement impactées et le modèle économique de la filière est en danger.
La Sica Revia ne souhaite pas voir la confiance des consommateurs réunionnais se détériorer davantage et se trouve dans l’obligation de rétablir certaines vérités.

Ne pas confondre défaillance individuelle et responsabilité collective

« Avec mes collègues éleveurs de la Sica Revia, nous pouvons comprendre les difficultés de certains, mais celles-ci ne doivent pas laisser à penser que nous faisons mal notre travail. Cela n’est pas acceptable », selon Olivier Robert, éleveur et Président de la Sica Revia.

En se tournant vers les produits commercialisés par la Sica Revia, les consommateurs réunionnais ont accès à une viande bovine de qualité provenant d’animaux sains. Le principe de précaution a déjà été appliqué en amont, au niveau de l’abattoir.

« 100% de la viande bovine pays commercialisée provient à 100% d’animaux sains. Aucun animal malade ne peut passer à travers les contrôles sanitaires à l’abattoir et nous pouvons assurer une traçabilité de 100% sur les produits issus de viande bovine pays », poursuit-il.

Des poursuites pénales pour les propos mensongers et trompeurs des détracteurs

Estimant ne pas avoir à subir davantage les conséquences des campagnes de déstabilisation, la Sica Revia dit stop à la désinformation de la part des détracteurs et appelle à la vigilance des médias sur la vérification des propos et le principe de pluralité des opinions dans les articles et reportages de presse. « Les éleveurs méritent respect et soutien », souligne Olivier Robert, ajoutant que « les portes de la filière bovin viande leur sont toujours ouvertes ».

La Sica Revia demande par ailleurs l’intervention de l’Etat pour réaffirmer son rôle essentiel dans la protection du consommateur. Elle invite également l’Etat – ainsi que les acteurs concernés – à faire cesser les allégations mensongères de détracteurs en les poursuivant pénalement pour leurs actions ou leurs propos.

La Sica Revia tient enfin à rappeler les points suivants :

 
– Tous les animaux achetés par la Sica Revia sont suivis : la Sica Revia achète les animaux à ses adhérents et vérifie qu’ils ont été suivis. Les animaux doivent avoir des boucles aux oreilles avec un numéro d’identification et un document doit retracer toutes les étapes importantes de la vie de l’animal : élevage naisseur, élevage engraisseur, traitement éventuels, résultats éventuel d’analyses, etc

– Tous les animaux vendus par la Sica Revia à ses éleveurs adhérents, font l’objet de contrôles vétérinaires stricts. La Sica Revia assure à ses éleveurs des animaux sains. Elle exige un cahier des charges validé par la profession vétérinaire sur les échanges d’animaux. Elle fournit des reproducteurs sains sur le plan de la Leucose, IBR, BVD, paratuberculose …. Elle travaille depuis plus de 20 ans sur ces différentes problématiques sanitaires. Les résultats sont probants, puisque le taux de mortalité en élevage est équivalent à celui constaté en Métropole.

– Les contrôles de l’Etat sont complets et permanents : les services de l’Etat suivent très précisément l’ensemble des adhérents. Les contrôles en élevage sont fréquents.
Les contrôles à l’entrée de l’abattoir et pendant l’abattage sont systématiques : aucun animal malade ne peut entrer dans le circuit de consommation. L’abattoir a l’agrément sanitaire européen qui permet d’exporter la viande bovine réunionnaise dans le monde entier. Les services de l’Etat y sont en effet intraitables pour préserver la sécurité des consommateurs. Le principe de précaution est systématiquement appliqué quand il y a la moindre suspicion de maladie : la viande ne pourra pas être consommée.

– Les propriétaires des Coopératives sont les éleveurs : le conseil d’administration de la Sica Revia est composé d’éleveurs adhérents de la Coopérative et élus par l’ensemble des éleveurs lors de leur Assemblée Générale annuelle. En devenant adhérent, l’éleveur détient des parts sociales. Il n’y a pas de distribution de dividendes dans une Coopérative : les Coop ne sont pas des groupes financiers. Quand une Coopérative se développe et créé ses propres outils, ce sont toujours les éleveurs qui restent les propriétaires de ces outils.

– Le rôle d’une Coopérative est essentiel : son rôle est de vendre toute la production de ses éleveurs adhérents. Pour y parvenir, la Sica Revia s’assure que les procédures garantissant la qualité, la traçabilité et la sécurité alimentaire soient suivies, tout en respectant un mode de production familial et une grande proximité avec le territoire. Les éleveurs bénéficient de services et doivent respecter le cahier des charges pour produire des animaux de qualité qui répondent à la demande des clients.

– Les éleveurs sont des entrepreneurs responsables de leurs animaux : même adhérents d’une Coopérative, les éleveurs sont les propriétaires de leur élevage et de leurs animaux. Ce sont notamment les éleveurs qui doivent en prendre soin et les soigner quand il le faut. La Coopérative intervient seulement en tant que conseil et sensibilise les éleveurs au respect de la réglementation.

– La Sica Revia, ses éleveurs et ses familles respectent les consommateurs et veulent les rassurer : les éleveurs de la Sica Revia n’ont pas souhaité répondre aux attaques par des actions spectaculaires. Les éleveurs sont régulièrement présents dans les points de vente et sont à la disposition des consommateurs qui souhaitent leur poser des questions. Les éleveurs participent aussi chaque année aux foires MIEL VERT et BRAS PANON afin de rencontrer les Réunionnais.

Pour plus d’informations :

Sica Revia – Olivier Robert, Président : 0692 91 28 12
Sica Revia, Centre d’élevage de Mon caprice, 97432 La Ravine des cabri
A propos de la Sica Revia :

Créée en 1979, la SICA REunion VIAnde est une Coopérative qui regroupe 330 
adhérents (plus de 350 éleveurs). Elle comptait 245 adhérents en l’an 2000.
La Sica Revia a commercialisé en 2018 près de 1 510 tonnes de viande bovine. 
La Sica Revia est un acteur important de l’économie réunionnaise : outre la 
création de nombreux emplois directs et indirects (1 éleveur = 7 emplois), 
la Sica Revia participe activement à l’aménagement du territoire (10 000 hectares
dans les Hauts de l’île). Les animaux naissent dans des élevages naisseurs 
installés dans les Hauts de l’île, dans des zones originellement en friche, 
non cultivables.
Tous les animaux achetés par la Sica Revia sont abattus dans l’unique abattoir de
l’île, où ils sont tous contrôlés, et sont ensuite vendus en Grande Surface, 
chez les Artisans-Bouchers et les collectivités. L’abattoir de ruminants de 
La Réunion dispose de l’agrément sanitaire européen : la viande peut être exportée
dans le monde entier. De plus, cet outil est aussi certifié ISO 9 001 et ISO 50 00.
La Sica Revia propose sur le marché de la viande de vache, de génisse et de jeune
bovin. Quatre races principales sont proposées : limousine, blonde d’aquitaine, 
Aubrac et salers. Chacune de ces viandes a des caractéristiques organoleptiques 
distinctes pour le plus grand bonheur des amateurs de bonne viande.

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